Je suis de ces gens qui vous ne diront jamais qu'ils vont mal, qui vous diront qu'ils savent qui ils sont, ce qu'ils font et où ils vont, qu'ils n'ont pas besoin d'un panneau d'indication pour choisir la bonne route, pas besoin d'un parachute pour sauter du haut d'une falaise, pas besoin d'un antiseptique pour panser les plaies, pas besoin de faire attention pour éviter l'accident, pas besoin de voir la mort en face pour se sentir mourir. Je suis de ces gens qui ont un passé plus épais que des piles de casier judiciaire, ceux qui n'ont pas besoin d'une balle dans l'abdomen pour saigner, pas besoin de regarder un film à l'eau de rose pour pleurer, ceux qu'on aurait tort d'appeller rebelles, ceux qui n'ont pas besoin de drogue pour mourir d'une overdose parce que leur taux de réalisme est beaucoup trop élevé, ceux qui pourraient mourir d'un accès trop fréquent à la mélancolie, ceux qui ne tendent pas la main alors que leur bonheur fait la manche, ceux qui sont en dessous du seuil de la pauvreté mais en plongeant la tête dans leur esprit vous pourriez remarquer qu'ils ont touchés la suprématie spirituelle.Ceux qui sont sans avoir pour autant, les dépravés, les névrosés, les partisans de la débauche, les échecs de Cupidon, les fils et filles d'un autre que Dieu, ceux qui n'ont pas de haine et qui lui crachent dessus à chaque entrevu avec elle. J'appartiens à la classe de ceux qui diront que des mots comme cela ne pourront jamais panser des maux que ceux-ci, les arrogants, un peu trop sûr d'eux, ceux qu'on regarde dans les yeux pour savoir qui on est, ceux qui ont l'histoire de leur vie ancrée dans le regard, l'histoire d'une souffrance injustifiée et injustifiable.Ceux qu'on aime tous les deux jours parce que le premier ils n'ont pas besoin de nous et que le deuxième nous avons besoin d'eux. Je fais partie de ceux qui ont un sourire mal accroché au bout des lèvres, qui font preuve d'une éloquence sans nom et qui lorsqu'on leur parle de talent, se mettent à rétorquer qu'il n'en existe aucun.Je suis le mauvais reflet de la vie, le mauvais côté du savoir, le coeur impitoyable de l'Homme, le regard du dictateur, je ne suis pas la Femme, je suis l'autre.Je suis la question sans réponse, la phrase sans point, alors venez m'en mettre un.
Tu es, je fus. Tu seras, j'étais.
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CyndiiePASSAGE EN SECONDE ET BREVET A L'AISE. MAINTENANT AMBITION PREMIERE LITTERAIRE, BAC L ET ECOLE DE JOURNALISME.
En ce moment : écouteurs à fond, un bouquin de Nietzsche et un de Rousseau, abusons de nos droits.